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Compteurs Linky et danger sanitaire: les usagers contre-attaquent

Article de Resus Posté le 15-09-2017 Journal: "Bien-être,Santé,Beauté et Alternative"   Ile-de-France

Compteurs Linky et danger sanitaire: les usagers contre-attaquent


Compteurs Linky et danger sanitaire : les usagers contre-attaquent  

Il faut économiser l'énergie pour sauver la planète, et la technologie nous y aidera ! C'est ce qu'annonce triomphalement Enedis, filiale d'EDF en charge de la mise en place des compteurs communicants Linky. Oui, mais voilà, ces bonnes intentions s'accompagnent d'une possible mise en danger des populations, par un risque sanitaire encore méconnu et sans doute sous-estimé : l'exposition à des champs électromagnétiques artificiels potentiellement nuisibles sur la santé et même, d'après certains, cancérigènes. 

Linky : une évaluation balbutiante des risques et des plaintes de victimes en pagaille 

Tandis que le rapport de 2016 de l'Anses (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire), révisé en juin 2017, conclut à une « très faible probabilité que l'exposition aux champs électromagnétiques émis (?) puisse engendrer des effets sanitaires à court ou long terme », les témoignages de victimes, eux, se multiplient. Ces personnes seraient-elles toutes des affabulatrices ou des paranoïaques ? 

Ici comme ailleurs (vaccins, Levothyrox, pour ne prendre que des exemples récents), Il est temps de prendre la parole des victimes au sérieux. La journaliste et spécialiste du sujet Annie Lobé, expliquait en détail à nos abonnés en janvier dernier en quoi l'évaluation des risques sanitaires du dispositif lui paraissait pour le moins lacunaire. C'est sans doute pourquoi l'Anses continue néanmoins à parler « d'incertitudes sur les effets sanitaires pour les fréquences mises en oeuvre » et appelle à « poursuivre l'étude de ces effets potentiels ».  

Quel est le problème ?Les données transmises par les Linky le sont au moyen de la technologie CPL (Courant porteur en ligne), qui les fait transiter sous forme d'impulsions électriques à travers les circuits domestiques normaux. Or, ces circuits ne sont pas blindés, et donc inadaptés à véhiculer ce type de champs électromagnétiques. En effet, ces impulsions émettent des radiofréquences (de 35 à 91 kHz) qui semblent impacter les personnes électrosensibles et pouvoir rendre électrosensibles ceux jusque-là en bonne santé. Pour ceux d'entre vous qui ne connaissent pas les symptômes très handicapants associés à ce syndrome, vous pouvez retrouver des témoignages vidéos hébergés sur le site d'Alternative Santé 

 

Un projet pharaonique 

Depuis la « loi de transition énergétique » du 18 août 2015, l'État a lancé un immense programme d'installation de nouveaux compteurs d'électricité dits « intelligents » : les Linky. Au total, 35 millions de ces compteurs communicants seront installés dans toute la France d'ici 2021. À la fin mars 2017, 3 millions et demi étaient déjà en fonction. Le rythme de pose était alors de 18 500 compteurs par jour. D'ici à la fin 2017, il est prévu que ce rythme passe à 35 000 par jour, pour que l'objectif des 35 millions soit atteint à la fin 2021.

La vague est massive, voulue et menée par l'État au travers de la société Enedis (ancienne ERDF, filiale à 100 % d'EDF). Les enjeux économiques sont énormes, les investissements et les moyens déployés colossaux, et les intentions sont (bien entendu !) louables, puisqu'il s'agit à la fois de mieux maîtriser l'énergie grâce aux données récoltées par les compteurs, et de mieux la gérer en direct en commandant à distance les Linky. Tout cela, afin de réduire le bilan carbone de la France et donc de sauver la planète. Amen

D'un point de vue plus stratégique, il s'agit pour le géant Enedis de se positionner sur le marché émergent et extrêmement lucratif du « big data », en monnayant des quantités astronomiques d'informations privées sur nos pratiques quotidiennes (« anonymisées », nous promet Enedis), après les avoir récoltées par le biais de ces boîtiers ultra-sensibles et programmables à distance. 

Des témoignages d'effets indésirables en cascade 

Comme vous le découvrirez en fin d'article, les nombreux témoignages recueillis sur le site Témoignages Linky France (TLF) contredisent le discours rassurant des autorités pour lesquelles il n'y a, manifestement, aucun problème. 

Voici par exemple le témoignage de Murielle, 40 ans : 

« Propriétaire d'un appartement en Copropriété, EDF a posé en mars 2017, les compteurs LINKY dans mon immeuble composé de 15 appartements. À mon étage, 6 compteurs LINKY sont installés à 1 mètre de mon lit. Depuis cette date, j'ai commencé à entendre des mouches voler dans mon appartement (aucune mouche présente !). Puis à souffrir de névralgie du trijumeau : mon médecin m'a prescrit de l'Anafranil (médicament détourné de son usage habituel, mais censé réduire les symptômes : sans effet ! De surcroît, mon médecin me dit que mon ressenti est purement psychologique. Puis de la fatigue anormale (sans explication particulière) s'est ajoutée, suivie d'insomnies, d'acouphènes, de douleurs dans les oreilles. Lorsque je reste trop longtemps à mon domicile, le mal de tête ne me quitte pas, et à certains moments, j'ai des pertes de l'équilibre. J'ai protégé mon appartement avec un filtre à 1 000 euros, investissement malheureusement inefficace, car je reçois les ondes émises par les compteurs des voisins. L'installation est pour moi épouvantable, je me réveille chaque matin avec une grande fatigue? Je me sens démunie, car bien entendu le syndicat de copropriété et mes voisins ne veulent absolument rien entendre et je ne peux pas changer l'emplacement de ma chambre. Je constate une spectaculaire amélioration de mon état lorsque je n'habite pas dans mon appartement. Les troubles proviennent bien des compteurs. Cette situation est inadmissible et je ne peux rien faire, car je n'ai pas les moyens financiers pour investir dans un nouveau logement. »

 

Pouvoir dire non : après les courriers recommandés, l'appel au juge ?

Le problème majeur tient à la difficulté de refuser ce compteur, souvent installé à l'insu des habitants. S'ils le refusent, ces derniers doivent fréquemment faire face à des pressions que certains n'hésitent pas à comparer à de l'intimidation ou du harcèlement de la part des installateurs. Les 407 communes françaises qui ont, à ce jour, refusé le Linky et sont entrées en résistances se trouvent elles-mêmes sous pression, par le biais de procédures administratives lancées par les préfets en soutien d'Enedis

Ainsi tandis que l'Anses, sous tutelle du ministère de la Santé, recommande le déploiement du dispositif sans pouvoir en garantir l'innocuité, les préfectures, sous tutelle du ministère de l'Intérieur, passent au-dessus des délibérations municipales pour l'imposer. Face à cette logique circulaire au sein de l'appareil d'État, il apparaît qu'un des seuls recours possibles pour ceux qui refusent le Linky est l'appel à la justice

Pour s'opposer au rouleau compresseur Linky et au possible danger qui lui est associé pour les clients directs comme indirects d'EDF (donc, toute la population française !), le cabinet d'avocat Lexprecia a créé une initiative nationale sous la forme d'un recours juridique collectif (action conjointe), soutenu par des associations et collectifs (Stop Linky Rueil Santé, Fréquence santé, ARRP 91). 

Une initiative, qui se veut à la fois citoyenne, scientifique et juridique : regrouper les plaintes de tous ceux dont la santé s'est dégradée à cause des Linky et tous ceux qui ne veulent pas subir ses effets. L'objectif de cette action en justice : pouvoir refuser ces compteurs imposés sans débat, voire obtenir leur enlèvement, et peut-être même obtenir des indemnisations

Les plaintes seront étayées par des tests factuels dits « de provocation » sur des symptômes mesurables objectifs, des effets sanitaires et non seulement biologiques. Fondés notamment sur l'expertise en posturologie dentaire du Professeur Dieuzaide (les amalgames dentaires toxiques, les implants métalliques faisant « antennes ») et supervisés par des chercheurs, ces tests porteront également sur des mesures de rythme cardiaque et de tension, par exemple, mesures qui visent à être recevables par la communauté scientifique, puisqu'ils se feront en double aveugle : les volontaires seront testés lorsqu'ils sont exposés au Linky et lorsqu'ils ne le sont pas, sans qu'ils sachent s'ils le sont ou pas. Le tout, devant huissier, pour aboutir à un recours collectif en justice qui puisse faire jurisprudence

À ce jour, près de 270 plaintes ont été recueillies par les organisateurs de cette action novatrice. Les inscriptions à ce recours en justice se font jusqu'au 20 octobre, pour un recours prévu en décembre, si le seuil des 1 000 plaintes est atteint. Précisons qu'Alternative Santé n'a bien entendu aucun lien d'intérêt, quel qu'il soit, avec l'organisation de cette action. Mais nous soutenons toutes les initiatives qui vont dans le sens du droit des personnes au choix et à la santé. 

L'électro-hypersensibilité ne pourra toujours rester dans le ghetto des « maladies psychosomatiques ». Depuis 2011, les radiofréquences sont officiellement classées comme « potentiellement cancérigènes » par le CIRC (Centre International de Recherche contre le Cancer), organe de l'OMS (Organisation mondiale de la santé). Elles ont ainsi rejoint les très basses fréquences classées « potentiellement cancérigènes » en 2001, et qui ont précédé les micro-ondes des technologies sans fil (téléphones portables, objets connectés?) classées, elles, en 2013. 

Et enfin, l'OMS reconnaît la réalité des souffrances des malades, même si elle ne reconnaît pas (encore ?) le lien entre radiofréquences et électro-hypersensibilité. Bref, le risque est annoncé, les souffrances sont reconnues, mais le lien n'est pas fait. Pareil pour l'Anses, dont les rapports (un fois de plus) rassurent sur l'absence de risques tout en recommandant de se prémunir contre les risques possibles, par exemple par le biais de filtres... On baigne encore et toujours dans l'incohérence.

Pierre Ferdin

 

Aller plus loin : 

- Si vous voulez vous informer davantage sur cette démarche juridique, trouvez les informations en cliquant sur : Mysmartcab.fr 

- Pour des informations complémentaires, notamment sur les démarches à suivre pour refuser le compteur, voir notamment le site stop linky de Rueil Malmaison : 

- Pour retrouver des témoignages vidéos d'hyper-électrosensibles : 

- Pour retrouver des témoignages de problèmes de santé suite l'installation du Linky

- Pour faire le point sur l'état des recherches et découvrir le travail précieux de contre-expertise des associations sur le sujet des radiofréquences,  voir les sites des Robins des toits ou du Priartem, qui a maintenant fusionné avec le collectif des électrosensibles de France. 

 



Voir ce site: http://www.alternativesante.com

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